Mastite allaitement : symptômes et conduite à tenir
Une zone de votre sein devient rouge, chaude, dure et douloureuse, accompagnée parfois de fièvre, de frissons ou d’un état grippal ? Il peut s’agir d’une mastite. Souvent précédée d’une stase lactée ou d’un engorgement qui persiste, elle nécessite d’agir rapidement pour permettre une évacuation adaptée du lait, calmer l’inflammation et surveiller son évolution. Découvrez comment reconnaître une mastite, que faire dès les premiers symptômes et quand consulter.

Vous avez soudainement une zone du sein rouge, chaude, dure et douloureuse ? Vous ressentez des courbatures, des frissons, une grande fatigue ou avez de la fièvre ? Il peut s’agir d’une mastite.
La mastite correspond à une inflammation du sein qui peut apparaître à différents moments de l’allaitement. Elle touche généralement une zone d’un seul sein et peut évoluer rapidement.
Elle peut notamment survenir lorsqu’une stase lactée ou un engorgement persiste : le lait s’évacue moins efficacement, la pression augmente dans le sein et un processus inflammatoire s’installe.
La mastite peut évoluer par différents stades, depuis une inflammation des tissus jusqu’à une mastite plus importante et, dans certaines situations, une mastite bactérienne ou une complication telle qu’un abcès.
Il est donc important d’agir rapidement pour favoriser une évacuation adaptée du lait, retrouver un sein plus confortable, diminuer l’inflammation et comprendre ce qui a favorisé la situation.
Comment reconnaître une mastite ?
La mastite se manifeste généralement par une atteinte localisée du sein.
Vous pouvez observer :
- une zone rouge sur le sein ;
- une zone chaude et douloureuse ;
- une induration, avec une partie du sein plus dure ou gonflée ;
- une sensibilité importante au toucher ;
- une douleur pendant la tétée ou parfois entre les tétées.
Des symptômes généraux peuvent également apparaître : fièvre, frissons, fatigue importante, courbatures, maux de tête, sensation d’état grippal et parfois nausées.
Les symptômes peuvent apparaître assez brutalement.
Il est alors important d’observer non seulement les symptômes présents, mais aussi leur évolution au cours des heures suivantes.
Engorgement ou mastite : quelle différence ?
Les deux situations sont proches et peuvent parfois s’inscrire dans une continuité.
Lors d’un engorgement, le sein devient tendu, dur et parfois douloureux. Du lait est présent, mais l’œdème et la congestion des tissus participent également à la tension du sein et peuvent rendre son drainage plus difficile.
Lorsque cette situation persiste, l’inflammation peut s’accentuer.
L’apparition d’une zone localisée rouge, chaude, douloureuse et indurée est particulièrement évocatrice d’une mastite, notamment lorsqu’elle s’accompagne de symptômes généraux.
On peut ainsi parfois observer une évolution :
stase lactée → engorgement persistant avec ou sans lésion du mamelon → inflammation plus importante → mastite.
Cela ne signifie évidemment pas que chaque engorgement évoluera vers une mastite. Mais un engorgement ou une stase lactée importante qui persiste peut entretenir l’inflammation et participer à l’évolution vers une mastite.
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Pourquoi une mastite apparaît-elle ?
Lorsqu’une mastite survient, il est important de rechercher ce qui a pu perturber l’évacuation habituelle du lait.
Cela peut notamment arriver après :
- une ou plusieurs tétées sautées ou retardées ;
- des tétées soudainement plus espacées ;
- une nuit beaucoup plus longue de bébé ;
- une séparation avec bébé ;
- un tirage manqué lors de la reprise du travail ;
- un sevrage trop rapide ;
- des tétées peu efficaces ;
- une difficulté de prise du sein ou de succion ;
- une hyperlactation ;
- une pression prolongée sur une partie du sein.
Une lésion du mamelon peut également être un élément à rechercher.
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Lorsque les mastites se répètent, rechercher ce qui entretient la situation devient particulièrement important.
Quel rôle joue le microbiote mammaire ?
Le lait maternel possède son propre microbiote, constitué de différentes populations de micro-organismes.
Lorsque l’équilibre de cet écosystème est perturbé, on parle de dysbiose. Celle-ci est aujourd’hui étudiée dans la compréhension de certaines formes de mastite, notamment lorsqu’elles deviennent récurrentes ou subaiguës.
La mastite ne se résume donc pas simplement à un « bouchon de lait » qu’il faudrait réussir à faire sortir.
Que faire dès les premiers signes d’une mastite ?
Plusieurs actions sont complémentaires : permettre une évacuation adaptée du lait, retrouver progressivement un sein plus confortable, diminuer l’inflammation et l’œdème, soulager la douleur, se reposer et surveiller l’évolution.
1. Continuer à allaiter
Une mastite ne nécessite généralement pas d’interrompre l’allaitement. Vous pouvez continuer à proposer le sein à votre bébé, y compris le sein atteint.
Interrompre brutalement les tétées pourrait au contraire favoriser une accumulation supplémentaire de lait.
Même lorsqu’une mastite bactérienne nécessite un traitement, l’allaitement peut être poursuivi et le lait du sein atteint peut être donné à bébé.
2. Permettre au lait de s’évacuer
Lorsqu’une stase lactée est présente, il est important de permettre au lait de s’évacuer afin de diminuer la tension et retrouver progressivement un sein plus souple.
Si votre bébé prend correctement le sein et boit efficacement, la tétée participe naturellement à l'évacuation du lait et au soulagement.
Observez notamment ses déglutitions et l’évolution de votre sein après la tétée : est-il devenu plus souple ? La tension a-t-elle diminué ? Ressentez-vous un soulagement immédiat ?
Lorsque bébé ne retire pas suffisamment de lait pour vous soulager, ne peut momentanément pas téter ou que votre sein reste très tendu et inconfortable après la tétée, une expression manuelle ou l’utilisation d’un tire-lait peut être nécessaire.
Le matériel utilisé, la taille des téterelles et les réglages du tire-lait ont alors leur importance.
Et en cas d’hyperlactation ? En cas d’hyperlactation, il reste nécessaire de soulager un sein trop tendu.
Mais on cherchera davantage à retrouver du confort et de la souplesse, sans ajouter une stimulation importante qui pourrait entretenir la surproduction.
C’est là toute la subtilité : il faut permettre au lait de s’évacuer, mais la façon de le faire doit être adaptée à la situation de l’allaitement.
3. Des gestes doux pour accompagner le drainage
Pendant une tétée ou une expression, de douces compressions du sein peuvent accompagner l’écoulement du lait, notamment au-devant d’une zone indurée. Ces gestes doivent toujours rester confortables.
Il ne s’agit pas de pétrir fortement le sein, d’écraser une zone douloureuse ou d’essayer de « casser un bouchon ».
Les massages profonds d’un sein déjà inflammatoire peuvent augmenter les traumatismes des tissus et l’œdème. On privilégie donc des gestes doux et non douloureux.
4. Chaleur et froid : comment les utiliser ?
Une chaleur douce peut être utilisée avant ou pendant une tétée ou une expression si elle vous apporte du confort et facilite l’écoulement du lait. Une douche tiède ou une compresse légèrement chaude peut par exemple être agréable.
Après avoir fait téter votre bébé ou exprimé votre lait, vous pouvez appliquer du froid pendant environ 20 minutes afin de soulager la douleur, le gonflement et l’inflammation.
L’application peut être renouvelée au cours de la journée en fonction de vos besoins. Ne placez jamais directement de glace sur la peau.
Et surtout, que vous utilisiez du chaud ou du froid : cela doit toujours rester confortable.
5. Reposez-vous
Une mastite peut provoquer une fatigue importante, des courbatures, des frissons et donner l’impression d’avoir brutalement attrapé une grippe.
Le repos fait donc partie de la prise en charge.
Dans la mesure du possible, allégez votre quotidien, reposez-vous avec votre bébé et faites-vous aider.
Pensez également à boire selon votre soif et à manger suffisamment.
Que faire en cas de fièvre ?
La fièvre est une réponse naturelle de l’organisme qui peut accompagner la réaction inflammatoire. Dans le contexte d’une mastite, sa présence et surtout son évolution doivent être surveillées.
Vous pouvez noter votre température au fil des heures et observer parallèlement votre état général. Si la fièvre est mal tolérée ou s’accompagne de douleurs importantes, un traitement compatible avec l’allaitement peut être utilisé après vérification de ses éventuelles contre-indications auprès de votre médecin, sage-femme ou pharmacien.
Une fièvre importante ou persistante, des frissons marqués, une aggravation de la douleur ou de la rougeur ou un état général qui se dégrade nécessitent un avis médical.
Peut-on prendre des antalgiques ou des anti-inflammatoires ?
Des antalgiques ou anti-inflammatoires compatibles avec l’allaitement peuvent être utilisés lorsque cela est nécessaire pour soulager la douleur et l’inflammation.
Cependant, leur utilisation doit être adaptée à votre situation.
Le choix du médicament, sa posologie, la durée du traitement et les éventuelles contre-indications doivent être vérifiés avec votre médecin, sage-femme ou pharmacien.
Une mastite nécessite-t-elle toujours des antibiotiques ?
Non.
Toutes les mastites ne nécessitent pas automatiquement une antibiothérapie.
Une mastite inflammatoire peut évoluer favorablement avec une prise en charge adaptée. Les antibiotiques sont réservés aux situations dans lesquelles une mastite bactérienne est suspectée ou diagnostiquée.
L’évolution au cours des premières heures est donc particulièrement importante.
Si les symptômes diminuent et que votre état général s’améliore, la situation évolue dans le bon sens.
En revanche, une absence d’amélioration ou une aggravation nécessite une évaluation médicale afin de déterminer si un traitement complémentaire est nécessaire.
Et si j’ai besoin d’un antibiotique ?
Il existe des antibiotiques compatibles avec l’allaitement.
Lorsqu’une antibiothérapie est nécessaire, le médecin choisira un antibiotique adapté aux bactéries susceptibles d’être impliquées, à votre situation clinique et permettant une diffusion appropriée au niveau mammaire.
Il est donc important que votre allaitement soit pris en compte au moment de la prescription.
La compatibilité d’un médicament avec l’allaitement peut également être vérifiée sur des ressources spécialisées telles que le CRAT ou e-lactancia.
Dans certaines situations, notamment en cas de mastites récidivantes ou d’absence d’amélioration malgré un traitement adapté, une culture du lait avec antibiogramme peut être indiquée afin d’identifier les bactéries présentes et d’adapter l’antibiothérapie.
Le traitement prescrit doit ensuite être pris à la dose et pendant la durée indiquées par votre médecin.
Comment surveiller l’évolution de ma mastite ?
L’évolution des symptômes est particulièrement importante.
Dès le début de l’épisode, vous pouvez :
- prendre votre température ;
- noter l’heure d’apparition des premiers symptômes ;
- noter l’évolution de la douleur, des frissons et de votre état général ;
- prendre une photo de la zone rouge.
La photo permet de comparer plus facilement l’étendue de la rougeur quelques heures plus tard.
Dans les 24 premières heures, l’évolution doit commencer à aller dans le bon sens : le sein devient progressivement moins douloureux et moins tendu, la rougeur ne progresse plus ou commence à diminuer et votre état général s’améliore.
En revanche, si les symptômes s’aggravent dans les premières 24 heures ou si aucune amélioration n’apparaît, consultez rapidement.
Et si votre état général se dégrade rapidement, demandez un avis médical sans attendre.
Peut-on avoir moins de lait après une mastite ?
Oui. Certaines mamans constatent une baisse temporaire de leur production de lait, particulièrement du côté atteint.
L’inflammation, l’œdème, la douleur, une moins bonne évacuation du lait ou des tétées momentanément moins efficaces peuvent participer à cette diminution.
Cela ne signifie pas nécessairement que votre production est définitivement altérée.
Une fois l’épisode résolu et une évacuation efficace du lait retrouvée, la production peut progressivement se réadapter.
Si cette baisse persiste ou vous inquiète, il est intéressant d’évaluer précisément la situation avec votre conseillère en lactation afin d’adapter la stimulation sans provoquer, à l’inverse, une surproduction.
Pourquoi mes mastites reviennent-elles ?
Lorsqu’une mastite se répète, il ne suffit pas de traiter chaque nouvel épisode : il faut rechercher ce qui favorise les récidives.
Il peut notamment être utile d’évaluer :
- la prise du sein ;
- la qualité de la succion ;
- l’efficacité du transfert de lait ;
- une éventuelle hyperlactation ;
- le rythme des tétées ;
- un changement récent du rythme de bébé ;
- les tirages, le matériel utilisé et les réglages ;
- la reprise du travail ;
- un sevrage en cours ;
- des lésions du mamelon ;
- une pression répétée sur une même zone du sein.
Une mastite qui revient plusieurs fois exactement au même endroit nécessite également une évaluation médicale. Une imagerie mammaire peut être indiquée afin d’écarter une autre cause.
Traiter l’épisode est important, mais comprendre pourquoi il est apparu permet également d’agir sur le risque de récidive.
Une mastite peut-elle évoluer vers un abcès ?
Oui. Dans certaines situations, une mastite peut évoluer vers un abcès mammaire.
Un abcès correspond à une collection infectée qui nécessite une prise en charge médicale spécifique.
Une masse qui persiste ou augmente, une zone qui devient plus douloureuse ou gonflée, une mauvaise évolution malgré la prise en charge ou une nouvelle aggravation après une amélioration doivent conduire à consulter.
Une échographie mammaire peut alors être nécessaire pour rechercher une collection.
Lorsqu’un abcès est diagnostiqué, un drainage peut être nécessaire. L’allaitement peut néanmoins généralement être poursuivi.
Quand consulter pour une mastite ?
Une mastite nécessite une surveillance attentive de son évolution.
Demandez rapidement un avis médical si :
- les symptômes s’aggravent ;
- la rougeur s’étend ;
- la douleur ou le gonflement augmentent ;
- votre fièvre est importante ou persiste ;
- les frissons sont importants ;
- votre état général se dégrade ;
- vous ne constatez pas d’amélioration dans les premières 24 heures ;
- une masse persiste ;
- les symptômes reviennent après une amélioration ;
- les mastites se répètent, notamment toujours au même endroit.
Si votre état général se dégrade rapidement ou que vous vous sentez très malade, n’attendez pas pour consulter.
FAQ – Mastite et allaitement
Puis-je continuer à allaiter avec une mastite ?
Oui. Une mastite ne nécessite généralement pas d’arrêter l’allaitement.
Vous pouvez continuer à proposer le sein atteint à votre bébé. Même lorsqu’une mastite bactérienne est présente, le lait peut généralement continuer à être donné au bébé.
Faut-il vider le sein en cas de mastite ?
Lorsqu’une stase lactée est présente, il est important de permettre au lait de s’évacuer afin de diminuer la tension et de retrouver progressivement un sein plus souple.
La tétée permet ce drainage lorsqu’elle est efficace. Une expression manuelle ou un tire-lait peuvent également être nécessaires selon la situation.
En cas d’hyperlactation, on cherchera à soulager le sein et à retrouver de la souplesse tout en évitant de stimuler excessivement la production.
Une mastite peut-elle passer sans antibiotique ?
Oui. Toutes les mastites ne nécessitent pas d’antibiotiques.
Une mastite inflammatoire peut évoluer favorablement avec une prise en charge adaptée. En revanche, une absence d’amélioration ou une aggravation nécessite un avis médical afin d’évaluer si une antibiothérapie est nécessaire.
Combien de temps dure une mastite ?
La durée dépend de la situation, de son importance et de sa prise en charge.
Ce qui compte surtout est l’évolution : une amélioration doit commencer à apparaître rapidement.
Si les symptômes s’aggravent dans les premières 24 heures ou ne commencent pas à s’améliorer, il est important de faire réévaluer la situation.
Quelle différence entre engorgement et mastite ?
Lors d’un engorgement, le sein devient principalement tendu, gonflé et difficile à drainer.
La mastite se caractérise davantage par l’apparition d’une zone localisée rouge, chaude, douloureuse et indurée, parfois accompagnée de fièvre, de frissons, de courbatures ou d’un état grippal.
Une stase lactée ou un engorgement important qui persiste peut entretenir l’inflammation et participer à l’évolution vers une mastite.
À retenir
La mastite se manifeste généralement par l’apparition d’une zone du sein rouge, chaude, douloureuse et indurée, parfois accompagnée de fièvre, de frissons, de courbatures ou d’un état grippal.
Elle peut notamment apparaître lorsqu’une stase lactée ou un engorgement persiste et que l’inflammation s’installe.
Dès les premiers symptômes, plusieurs mesures sont complémentaires : permettre une évacuation adaptée du lait, retrouver progressivement un sein plus souple, diminuer l’inflammation, soulager la douleur, se reposer et surveiller l’évolution.
Les gestes réalisés sur le sein doivent rester doux et confortables. Une chaleur douce peut être utilisée si elle facilite l’écoulement du lait ; le froid peut ensuite être appliqué pendant environ 20 minutes pour soulager le sein.
L’allaitement peut généralement être poursuivi.
Toutes les mastites ne nécessitent pas d’antibiotiques. En revanche, une aggravation ou une absence d’amélioration nécessite rapidement un avis médical.
Enfin, particulièrement lorsque les épisodes se répètent, il est important de comprendre pourquoi la mastite est apparue : efficacité de la tétée et de la succion, modification du rythme d’allaitement, hyperlactation, tirages, sevrage, lésions du mamelon ou pression répétée sur le sein peuvent notamment participer à la situation.
Vous pensez avoir une mastite ?
Lorsque le sein devient douloureux, rouge et dur, il peut être difficile de savoir s’il faut davantage faire téter bébé, utiliser un tire-lait, exprimer manuellement, appliquer du chaud ou du froid, ou demander rapidement un avis médical.
Lors d’une consultation, je peux vous aider à comprendre ce qui a favorisé l’apparition de la mastite, observer la prise du sein et la succion de votre bébé, évaluer l’efficacité du transfert de lait et adapter avec vous les tétées ou les tirages.
Votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien pourront vérifier la compatibilité du traitement prescrit avec l’allaitement. En complément de cette prise en charge médicale, une consultante en lactation peut vous accompagner pour adapter l’allaitement pendant l’épisode de mastite.
L’objectif est à la fois de vous accompagner dès l’apparition soudaine d’une mastite, afin de savoir quelle conduite adopter, et d’en comprendre la cause pour limiter le risque qu’elle se reproduise.
Typhaine Joie
Conseillère en lactation - Diplôme Universitaire en Allaitement Maternel
Cet article apporte des informations générales et ne remplace pas une évaluation médicale. En cas d’aggravation rapide, d’altération importante de l’état général, de fièvre importante ou persistante, d’extension de la rougeur, de masse persistante ou d’absence d’amélioration, consultez rapidement un professionnel de santé.